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Déblatérations insensiques

Vendredi 13 janvier 2012 à 3:52

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     La vie est une entreprise. On la gère comme on peut, avec plus ou moins de stratégie, malgré la crise et l'inflation. Le bonheur coûte cher. Chercher à la diriger, à gérer toutes les parcelles de notre existence, tous les services de notre entreprise. Mais il est parfois indispensable de délaisser, à d'autres responsables (qu'il faut cependant surveiller),  des choses ou des personnes de confiances, nous rendant service pour alléger notre tâche, cherchant à nous satisfaire au mieux, pour nous faire plaisir et pour garder sa place, pour avoir une prime ou monter en grade dans notre vie, notre considération. Pour agir au mieux, au sein de notre œuvre que constitue l'édifice construit par le temps et l'expérience, par les échanges avec les autres entreprises, et bien sûr, toujours, l'enrichissement. Notre entreprise se doit d'être lucrative. L'argent de nos vies se manifeste par l'acquisition d'expériences, de découvertes et de pratiques, nouvelles ou non (initiation ou perfectionnement). Ces gens qui nous aide, pendant qu'on se construit, des êtres ayant un emploi dans nos vies, pour s'alimenter dans la leur. L'impacte qu'ils ont dans notre entreprise doit être clairement défini, par nous, dans un commun accord, de manière claire, sans une ambiguïté susceptible de générer une mascarade, une trahison amenant à la faillite de notre vie ou d'une parcelle de celle-ci. Parfois, faute de connaissance, faute de force ou de temps, faute d'attention nécessaire, nous sommes même obligé de sous-traiter des services de la boite, besoin qu'on s'occupe de certaines choses à notre place, sans cependant baisser notre garde. La vie, le rythme de la société, nous pousse à sous-traiter certaines actions à d'autres entreprises plus compétentes, plus enclin à nous aider. Ces services là ne sont plus vraiment de notre ressort, on peut juste observer les résultats obtenus, la pertinence des rendements et la qualité du travail accompli, à court, moyen et long terme et il faut payer pour y avoir accès. Il tient alors à nous, une fois la tâche accomplie si il faut ou non, changer de sous-traitant. On se retrouve alors seulement juge et spectateur, non plus acteur de parcelles de notre vie. On commente l'aboutissement qui n'est pas notre, comme le client d'un coiffeur ne peut juger de sa coupe que lorsqu'elle est finie, impuissant, maître de la demande mais non du résultat final, et si le service est mal rendu, le mal est fait, il est trop tard. Nous, grand PDG de notre vie, nous ne pouvons tout gérer, en tout cas pas si l'entreprise est de grande ampleur, emplie de nombreuses parcelles diverses. Tellement de choses ne dépendent pas que de nous, mais il ne tient qu'à nous de savoir les diriger, de savoir ce que l'on veut pour soumettre à nos employés des directives claires et de savoir les rémunérer en conséquence, pour les encourager à fournir, pour nous comme pour eu, un travail satisfaisant. Nous grandissons tous et par conséquent, notre entreprise grandis également. Nous passons de T.P.E. à P.M.E. jusqu’aux grandes multinationales, parce que pour ne pas couler, il nous est inévitable de devoir s'améliorer et innover. Plus nous grandissons, plus nous avons de collaborateurs ayant un impact relativement important au sein de l'œuvre, notre entourage est inévitablement impliqué dans notre enrichissement personnel, à l'échelle que nous décidons. La terre est un puzzle de milliers d'entreprises, imbriquées les unes dans les autres, aux activités variables mais les unes ont nécessairement besoin des autres. Des individus occupant un emploi dans une entreprise, pour s'enrichir et avoir les ressources nécessaires pour créer, améliorer et gérer leur propre vie. Le monde se complète, avec des atouts différents, des ressources différentes, et certaines personnes possèdent une meilleure stratégie que d'autres, une meilleure expérience dans leur domaine de prédilection et ont une vie semblant plus "abouti", plus "grande", avec plus d'ampleur et inévitablement plus d'impact sur d'autres vies, d'autres entreprises.
     L'essentiel est de se construire une entreprise à notre gout, une vie qui nous convient au mieux, avec l'impact le plus positif possible, un rendement qui nous satisfasse et un enrichissement correcte permettant l'épanouissement nécessaire. Ne pas oublier qu'on est, qu'on l'accepte ou non, PDG, directeur, maître de nos vies.

Mardi 29 novembre 2011 à 23:00

     Ton silence...j'ai peur de ton silence. Il semble tellement plein, emplie de pensées muettes, de jugements cachés, d'observations secrêtes. Un silence qui en dit long sans ne rien dire du tout. Ou est-ce que c'est moi qui remplie ce silence ; doux, calme, seulement égale à lui-même. Est-ce moi qui l'emplie de mes interrogations incessantes, je lui hurle mes peurs, je lui cris mes angoisses, je le salie d'idées malsaines alors qu'il n'est que là, dans toute sa splendeur, dans toute sa beauté. C'est un silence gentil que mon esprit se refuse d'adopter, il se débat pour s'en défaire, se torture pour le décrypter, se tue à tenter de le comprendre. STOP ! Reste là gentil silence, laisse-moi caresser ta simplicité, observer ta beauté, sentir ta tranquilité.
     Une fois cette leçon apprise, à moi de me taire et de laisser place...au silence.

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Mercredi 16 novembre 2011 à 20:33

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 Une décision...nous avançons sur les boulevards, cette grande voie toute droite avec des tas de gens, de voitures, de bus, de vélos...de vie. Cela fait longtemps que nous suivons ces boulevards, avec la certitude de notre destination. Cependant, il y a beaucoup de feux rouges sur cette route (avec des radars en plus) ; parfois, elle est embouteillée, on a l'impression de ne pas avancer ; il peut également se produire un accident (dans lequel nous sommes ou non impliqué) ; ou tout simplement, à un carrfour, on croise un panneau indiquant un nouvel itinéraire alléchant, moins contraignant que ces grands boulevards interminables. Ce nouveau chemin mène à la même destination que celle souhaitée mais bien que l'on ne voit pas bien la route, il a l'air bien plus sympatique ; ou alors il indique une toute nouvelle destination, un nouvel objectif. Quoi qu'il en soit, cette nouvelle route nous attire, malgré l'inconnu et la peur de se perdre, elle semble riche en expériences nouvelles. Pour la rejoindre le panneau nous incite à tourner à gauche. 

 
Rappelons la situation : nous sommes à un carrefour, trois choix se présentent alors à nous. 
 
     Continuer tout droit sur la grande route toute tracée, que l'on connait bien, que l'on suit depuis longtemps et qui est (presque) sans surprise, sûre, mais qui peut nous sembler ennuyeuse, routinière (route inière), pleine de feux contraignants et d'embouteillages (beaucoup de monde reste sur les boulevards malgré les carrefours rencontrés dans leur vie).
 
     Tourner à gauche, suivre l'envie de la nouveauté, s'éloigner des feux, du monde, de la routine. Malgré l'inconnu, changer d'air, de direction, de paysage, de cap, sans savoir vraiment si cette route sera en fait plus contraignante que l'autre, mais succombé à sa curiosité et à sa soif d'expérience. Cependant, tourner à gauche est difficile, cela engendre de traverser la route sur laquelle on se trouvait, de tirer un trait sur cette vie là que l'on suit depuis si longtemps, sans compter que les voitures roulant dans le sens inverse sur cette même route, nous inspire des remises en questions ; elles ont l'air tellement décidées à continuer sur cette voie.
 
     Tourner à droite, admettre que la route sur laquelle on est ne nous convient plus, mais ne pas risquer de tourner à gauche, par peur de cette nouvelle vie, de l'inconnu, du changement radical de cap ; à droite, on se rabat sur une destination déjà plus ou moins connue, ou une déviation ne changant pas nos objectifs, seulement le paysage alentour.

     Le choix à faire est difficile, mais quelque soit la décision prise il faut qu'elle soit choisit par conviction et non par défaut. Les manoeuvre à effectuer peuvent être dangereuse, pour nous ou pour autrui ; on peut risquer de renverser un piéton si l'on agit de manière trop précipitée, ou de se faire rentrer dedans si on met trop de temps à décider d'avancer. C'est donc en tenant compte de l'environnement et des situations, en envisageant les différentes opportunités, de la façon la plus objective que nous puissions concevoir et n'oubliant pas les éventuels clignotant si notre objectif est de tourner, afin d'éviter d'éventuels accidents regrettables et douloureux...

Mardi 2 août 2011 à 18:45

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     Tout comme nous, le ciel a par moment besoin de verser ses larmes, de grosses larmes emplies parfois de colère. Et puis quand il va bien il est tout sourire, avec un beau soleil. Tout comme tout, il est soumis à l'équilibre universel.
     Je perçois comme le ciel est malheureux et comme il retient ses larmes depuis trop longtemps.

     Les feuilles dansent au rythme des gouttes. À travers la fenêtre, le monde s'emplit de stries verticales. Le ciel semble se déchirer au rythme de grondements sourds, cris d'une douloureuse agonie, laissant paraître la lumière jaune éclaire pendant un si court instant.
     Sur le goudron, les gouttes s'écrasent en petits feux d'artifices limpides. Les feuilles des arbres s'efforcent tant bien que mal d'amortir leur chute en se courbant doucement sous leur poids plume. Certaines gouttes ont un transfert direct de ciel à terre où elles s'enterrent sans mal. D'autres rencontrent dans leur périple toutes sortes d'obstacles sur lesquelles elles s'écoulent, glissent, sans manquer de laisser leur trace, humide, fluide et transparente matérialisée par des formes aléatoires presque invisibles.
     Puis les stries verticales s'estompent, les râles d'orages semblables à des reniflements malheureux s'éloignent et un vent tout doux vient sécher les feuillages tel un mouchoir blanc et propre. Les larmes sont tombées, la crise est passée, la blessure du ciel d'où sort les lumières blanches se referme et le vent balaye les traces de la tristesse.

Mercredi 27 avril 2011 à 18:57

     
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     Nous attendons...le temps s'écoule..non, le temps passe...le temps tourne ! Il s'écoulait avant, à l'époque où les sabliers étaient chargés de le mesurer. Il tourne lorsque c'est une trotteuse qui le nomme. Et puis de plus en plus, au fil de l'avancée technologique, il compte davantage quand des horloges digitales le calculent. De nos jours, le temps compte beaucoup plus qu'il ne tourne, et il ne s'écoule plus du tout.. Mais comment peut-il autant compter s'il ne s'écoule plus ?
     Il compte pour nous, et parfois compte trop, avance trop vite, alors peut-être que si nous débranchions nos horloges, il ne ferait que passer...
     Laissons le temps passer, voir passé, sans qu'il ne compte trop, sans qu'il tourne en rond, sans qu'il nous épuise à s'écouler, n'est-ce pas tentant ? Avec leurs montres, les gens s'accrochent à lui, et tournent en rond eux aussi ; tout comme les minutes qui reviennent, les heures qui repassent, les jours, les mois, les saisons, mais jamais les années...elles, elles comptent, elles ne tournent pas en rond enfermées dans une prison circulaire, elles vont, droit devant elles et ne cessent d'avancer ; même des piles usées ne peuvent les arrêter. Elles ne cessent de croitre...et de compter.

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